Imagerie motrice après une amputation des membres inférieurs

Préparation mentale Pauline Déroulède

Imagerie motrice après une amputation des membres inférieurs

Synthèse :

Les bénéfices thérapeutiques de l’imagerie motrice (IM) sont bien établis pour diverses populations souffrant de troubles du système nerveux central. Cependant, les recherches sur l’efficacité de l’IM après une amputation restent limitées. Les études expérimentales menées jusqu’à présent se concentrent principalement sur les effets de l’IM après des amputations des membres supérieurs.
Cette étude comparative vise à évaluer les effets de l’imagerie motrice (IM) sur la récupération locomotrice après une amputation unilatérale d’un membre inférieur.

Méthodes
Dix-neuf participants ont été répartis en deux groupes : un groupe IM (n = 9) et un groupe témoin (n = 10). En complément des séances de thérapie physique, ils ont respectivement réalisé 10 minutes par jour d’entraînement à l’imagerie motrice locomotrice ou des exercices cognitifs neutres, cinq jours par semaine.

Les fonctions locomotrices ont été évaluées à l’aide de deux tâches fonctionnelles : la marche sur 10 m et le test Timed Up and Go. La force du membre amputé et le score fonctionnel reflétant l’assistance nécessaire à la marche ont également été mesurés.

Les évaluations ont eu lieu :

  1. À l’arrivée au centre de rééducation (juste après l’amputation).
  2. Après la pose de la prothèse (trois semaines plus tard).
  3. À la fin du programme de rééducation.

Un test de rétention a par ailleurs été programmé six semaines plus tard.

Résultats
Bien que l’imagerie motrice (IM) n’ait pas eu d’effet supplémentaire sur la gestion de la douleur, les données ont révélé un impact positif précoce de l’IM sur la tâche de marche de 10 m durant la phase pré-prothétique, ainsi qu’une meilleure performance au test Timed Up and Go pendant la phase prothétique.

De plus, une proportion plus faible de participants avait encore besoin d’une aide à la marche après l’entraînement en IM. Enfin, la force du membre amputé était supérieure à la fin de la rééducation pour le groupe IM.

Conclusion

Prises ensemble, ces données soutiennent l’intégration de l’imagerie motrice (IM) dans le cadre de la thérapie physique pour les personnes souffrant d’amputations des membres inférieurs.

Laurent